Le premier Tour : une aventure homérique
Le 1er juillet 1903, à 15h16, soixante coureurs s’élancent devant le café « Le Réveil-Matin », à Montgeron, en banlieue sud de Paris. Le parcours prévoit six étapes gigantesques : de 400 à 500 kilomètres chacune, pour un total de 2 428 kilomètres reliant Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris à nouveau. Les coureurs roulent de nuit comme de jour, sur des routes empoussiérées, avec des vélos rudimentaires à pignon fixe.
C’est Maurice Garin, ancien ramoneur d’origine italienne surnommé « le Petit Ramoneur », qui inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire en remportant cette première édition. Le 19 juillet, il franchit la ligne d’arrivée avec près de trois heures d’avance sur son plus proche poursuivant, Lucien Pothier. Un écart aujourd’hui inimaginable tant les performances se sont resserrées. Pari gagné pour L’Auto : les ventes du quotidien explosent, et la Grande Boucle s’impose immédiatement comme un rendez-vous incontournable.



