Le 26 juin 2026, Phillips London clôturait sa vente Modern & Contemporary Art Evening and Day Sale avec un total de 11,96 millions de livres sterling, 91 % de la valeur totale des œuvres proposées vendue, 84 % des lots adjugés. Des chiffres solides, dans un marché qui reste attentif à la qualité et à la signification historique des œuvres plutôt qu'à leur seule rareté spéculative.
Dans le quartier de Saint-Sulpice, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, une adresse inédite vient de naître. Jade Matcha Gallery réunit sous un même toit la rigueur du thé cérémoniel japonais et la sensibilité de l'art contemporain. Pour son vernissage inaugural, la galerie accueille les œuvres de Julien Auregan, peintre parisien dont la pratique épouse, à sa manière, cette même attention au geste, à la matière et au temps. Découverte et rencontre.
La Coupe du Monde 2026 s'est installée aux États-Unis avec le bruit et la lumière qu'on lui connaît. Dans cet environnement saturé de spectacle et de compétition, une initiative a choisi de poser une question différente, plus lente, plus précise, plus exigeante. Que se passe-t-il si on prend l'objet le plus universel du sport le plus universel du monde, et qu'on en fait le vecteur d'une transformation concrète ? La IMAZ Foundation, fondée par Sami Deller, y répond avec "Chapter One", son exposition inaugurale présentée à The Atelier at Ideal Glass Studios à New York, en juin 2026, en plein cœur du mondial.
Le 19 juin 2026, jour du solstice d'été, James Turrell ouvrait au public As Seen Below, The Dome au musée ARoS Aarhus Art Museum, dans la deuxième ville de Danemark. C'est son plus grand Skyspace jamais construit dans un contexte muséal, à 82 ans, l'artiste livre ce qu'il décrit lui-même comme une œuvre fondamentale dans sa pratique de cinquante ans. À plus de 15 mètres de hauteur et 40 mètres de diamètre, la chambre est à peu près de la même taille que le célèbre dôme du Panthéon à Rome. Sauf qu'ici, on entre par en dessous. Et que ce qu'on voit au-dessus, c'est le ciel danois.
Il y avait quelque chose de différent dans l'air à Bâle cette semaine. Pas l'excitation de la bulle spéculative que l'on a connue en 2021 et 2022, pas la morosité prudente de 2024 et 2025. Quelque chose de plus rare et de plus précieux dans le monde de l'art contemporain : un équilibre. Un sentiment partagé, de stand en stand, d'allée en allée, que le marché avait retrouvé sa gravité sans perdre son élan.
En 1985, Christo et Jeanne-Claude avaient empaqueté le Pont Neuf dans 40 000 mètres carrés de polyamide doré. Pendant quatorze jours, le plus vieux pont de Paris avait disparu derrière une enveloppe qui le rendait plus visible que jamais. Quarante et un ans plus tard, JR accomplit quelque chose d'analogue et de profondément différent : non pas envelopper le pont, mais le creuser. Le transformer en grotte. Faire jaillir de ses flancs la mémoire géologique d'où ses pierres sont venues. La Caverne du Pont Neuf, ouverte au public depuis le 10 juin 2026 jusqu'au 28 juin, est accessible gratuitement vingt-quatre heures sur vingt-quatre depuis la Place du Pont Neuf, rebaptisée pour l'occasion Place du Pont Neuf, Christo et Jeanne-Claude.






