Dans l'univers du luxe, il est rare qu'une famille de cette envergure choisisse le silence aussi délibérément. Alain et Gérard Wertheimer, propriétaires à 100 % de la maison Chanel, sont parmi les plus grandes fortunes de France, et pourtant leur nom n'apparaît presque jamais. Pas d'interviews, pas de mondanités, pas de première rangée lors des défilés. Quand les deux frères assistent aux shows Chanel, ils se garent eux-mêmes dans une modeste voiture française et s'installent au troisième ou quatrième rang. Cette culture de l'invisibilité, héritée de génération en génération, s'étend à tous les pans de leur vie privée. Y compris, et surtout, à leur rapport à l'art.
À ces adresses qui ne ressemblent à rien de connu et qui, pour cela précisément, deviennent immédiatement indispensables. Marcel, ouvert le 16 avril 2026 au sein du siège new-yorkais de Sotheby's, est de celles-là. Nichée au niveau inférieur du Breuer Building, ce monument brutaliste de Madison Avenue dont la silhouette en ziggourat inversée surplombe le quartier depuis 1966, la table s'impose d'emblée comme l'une des ouvertures les plus singulières de l'année à New York, à la croisée de l'art, du design et de la gastronomie française.
Dans un appartement parisien chargé d'histoire, celui que Pierre Cardin habita, ce lieu où la création a élu domicile depuis plus de cinquante ans, trois univers se sont trouvés, se sont reconnus, et ont choisi de dialoguer. Les peintures de Roberto Platé, maître argentin de la scénographie et peintre de l'âme, y cohabitent avec la collection Tour de mains du designer Hugo Besnier, fondateur d'Hartis. L'ensemble est orchestré par CMS Collection, trio d'amis passionnés qui préfèrent les coups de cœur aux agendas.
Rencontre avec Alexandre Platé, fils de Roberto, artiste et performeur, Joanna Chevalier, cofondatrice de CMS Collection et Hugo Besnier autour d’une conversation à trois voix où se tissent art, geste et mémoire, et où affleure, en filigrane, une même quête : celle d’une beauté profondément vécue.
Céline Dion réunit deux légendes en un seul cliché : sa voix, celle de Jean-Jacques Goldman, et la maison Céline qui l'habille. Le luxe à l'état pur.
Avec Night Mother, Anastasia Bay nous invite à pénétrer un monde à la fois fragile et intense, où l’expérience de la maternité se raconte sans détour. Entre peintures, céramiques et mobilier, son œuvre explore les émotions profondes, les peurs et les désirs souvent tus, et transforme chaque objet en un miroir sensible de l’intime. Cette exposition, présentée à la Galerie Derouillon à Paris, ne se contente pas de représenter : elle immerge, elle confronte. À travers ce dialogue entre matière, corps et narration, Bay propose une vision inédite et viscérale d’un thème universellement humain mais rarement abordé avec autant de poésie et de vérité. Rencontre.
À peine un an après son lancement, Le Grand Dîner du Louvre s’impose comme un rendez-vous incontournable de la Fashion Week parisienne, alliant raffinement, générosité et célébration de l’art. Organisé le 3 mars dernier dans la majestueuse galerie Daru, au pied de la Victoire de Samothrace, l’événement a réuni 300 convives, parmi lesquels des mécènes, grandes Maisons de luxe, collectionneurs et personnalités venues d’horizons variés. La soirée, placée sous le thème « Le Louvre, la nuit », a permis de lever 1,6 million d’euros pour la préservation du patrimoine du musée, dépassant ainsi le record de sa première édition.






