Histoire Rolex Daytona, 1988 : Rolex confie son premier chronographe automatique à un concurrent
Le second grand basculement survient en 1988, avec la référence 16520. Pour la première fois, la Daytona abandonne le remontage manuel au profit d’un mouvement automatique, une évolution rendue possible par l’intégration d’un calibre Zenith El Primero, rebaptisé en interne calibre 4030. Rolex ne se contente pas de l’installer tel quel : la fréquence est ramenée de 36 000 à 28 800 alternances par heure pour réduire l’usure et espacer les révisions, un nouvel échappement est installé, la fonction date est supprimée, et plus de la moitié des composants d’origine sont remplacés. Cette référence, produite pendant douze ans, reste connue des collectionneurs sous le nom de Daytona Zenith.

L’an 2000 marque l’indépendance mécanique complète
En 2000, avec la référence 116520, Rolex présente son premier chronographe entièrement conçu et fabriqué en interne : le calibre 4130. La réserve de marche grimpe à 72 heures, un spiral Parachrom apporte une meilleure résistance aux chocs et au magnétisme, et un embrayage vertical, placé de façon décentrée pour préserver la fine trotteuse des secondes, permet de réduire l’épaisseur du mouvement. Cette architecture servira de socle à la Daytona pendant plus de vingt ans.

La céramique change le rapport à la rareté
En 2016, la référence 116500LN introduit pour la première fois une lunette en céramique Cerachrom noire sur un boîtier entièrement en acier, cette matière ayant jusque là été réservée aux versions en métal précieux. Le prix de lancement, 11 800 francs suisses, ne dépasse alors que de peu celui du modèle tout acier qu’elle remplace. Mais cette référence deviendra, dans les années suivantes, l’archétype de la montre dite « licorne » : quasiment introuvable en boutique au tarif officiel, elle installe durablement l’idée que posséder une Daytona en acier relève désormais autant du réseau que du pouvoir d’achat.



