Jean-Michel Basquiat dans son atelier
Jean-Michel Basquiat dans son atelier new-yorkais, entouré de ses œuvres

Basquiat aux enchères : Les 15 tableaux les plus chers jamais vendus

7. Dustheads, 1982 : 42,3 millions d’euros (48,8 millions de dollars)

Impossible d’évoquer Dustheads sans un léger avertissement : cette vente porte à jamais la marque d’une affaire rocambolesque. En mai 2013, la toile s’envole chez Christie’s à New York, un résultat qui a signé, à lui seul, l’entrée de Basquiat dans une nouvelle catégorie de marché. La vendeuse, la collectionneuse londonienne Tiqui Atencio, l’avait acquise en 1996 à la galerie Tony Shafrazi. Deux ans après la vente Christie’s, une enquête du New York Times sur l’usage de l’immobilier de luxe new-yorkais par des acheteurs étrangers révèle, presque en passant, que l’acquéreur n’était autre que le financier malaisien Jho Low, plus tard accusé d’avoir détourné les fonds du fonds souverain 1Malaysia Development Berhad. Low utilisera ensuite Dustheads comme garantie d’un prêt contracté auprès de la division financière de Sotheby’s pour s’offrir un yacht ; en défaut de paiement, il cédera la propriété de l’œuvre à la maison, qui la revendra de gré à gré au gérant de fonds Daniel Sundheim pour 35 millions de dollars, bien en deçà de son record.

tableaux Basquiat les plus chers : Dustheads, 1982 : 42,3 millions d'euros (48,8 millions de dollars)
Jean-Michel Basquiat, Dustheads, 1982.
Photo : Christie’s