C’est une accalmie qui fait du bien, même si l’horizon reste chargé. L’annonce conjointe, ce lundi 12 mai, d’un gel temporaire des droits de douane entre les deux premières puissances économiques mondiales a agi comme une étincelle dans l’univers feutré – mais fortement exposé – du luxe. Pour les grandes maisons comme pour les investisseurs, la suspension, même éphémère, de cette guerre commerciale résonne comme un soulagement stratégique.
Alors que le secteur du luxe entame 2025 avec prudence, entre ralentissements conjoncturels et fluctuations des marchés asiatiques, une maison continue de tisser sa route à contre-temps : Hermès. Tandis que les géants comme LVMH révisent leurs ambitions à la baisse, la maison à la calèche affiche une croissance rayonnante de 7,2 % sur le premier trimestre, se permettant même, fait rare, de dépasser temporairement LVMH en valorisation boursière. Une prouesse qui n’a rien d’un hasard.
À la Galerie Romero Paprocki, l’exposition « Operire #10 » métamorphose la peinture en architecture mouvante. Il y a, dès l’entrée, cette impression délicieuse d’être en dehors du monde, ou plutôt en dedans — dans un monde réfracté, traversé de lueurs et de silences. Sous l’impulsion de l’artiste Justin Weiler, la Galerie Romero Paprocki se fait matrice. Un espace qui ne s’observe pas, mais se traverse. Mieux encore : qui nous traverse.
Dans un secteur en constante évolution, où la quête de talents est aussi stratégique que la création elle-même, LVMH poursuit sa mission de transmission en rouvrant les inscriptions à son programme de formation en ligne : le Certificat INSIDE LVMH.
Il aura fallu du temps pour que les grands noms du luxe prennent la mesure de l’enjeu. Longtemps reléguée au second plan des préoccupations environnementales, la question de l’eau s’impose désormais comme un levier clé de la transformation du secteur. Kering le reconnaît : l’heure n’est plus simplement à la réduction des impacts, mais à une logique de régénération active.
Le raffinement italien trouve une nouvelle expression dans les chiffres. À l’aube du printemps, le groupe Prada révèle une croissance de +13% sur les trois premiers mois de l’année, portant son chiffre d’affaires à 1,341 milliard d’euros. Une performance solide dans un paysage économique encore nuageux.






