Et si la marque de luxe la plus appréciée au monde n’était pas née sur les podiums de la mode mais sur les circuits automobiles ? C’est l’une des révélations inattendues du rapport annuel Luxury & Premium 2025 publié par Brand Finance. Alors que les signes d’un ralentissement global de la consommation planent sur le secteur, les maisons les plus emblématiques semblent plus résilientes que jamais, repoussant les turbulences avec la grâce d’un moteur parfaitement huilé.
Dans le monde feutré mais féroce du luxe, certains noms brillent plus fort que d’autres – et cette année, c’est Chanel qui illumine le classement. Selon le dernier rapport Brand Finance 2025, la maison au double C ne se contente plus d’incarner l’élégance à la française : elle domine désormais en matière de valeur, dépassant Louis Vuitton et s’imposant comme la marque à la croissance la plus rapide du secteur.
C’est une accalmie qui fait du bien, même si l’horizon reste chargé. L’annonce conjointe, ce lundi 12 mai, d’un gel temporaire des droits de douane entre les deux premières puissances économiques mondiales a agi comme une étincelle dans l’univers feutré – mais fortement exposé – du luxe. Pour les grandes maisons comme pour les investisseurs, la suspension, même éphémère, de cette guerre commerciale résonne comme un soulagement stratégique.
Alors que le secteur du luxe entame 2025 avec prudence, entre ralentissements conjoncturels et fluctuations des marchés asiatiques, une maison continue de tisser sa route à contre-temps : Hermès. Tandis que les géants comme LVMH révisent leurs ambitions à la baisse, la maison à la calèche affiche une croissance rayonnante de 7,2 % sur le premier trimestre, se permettant même, fait rare, de dépasser temporairement LVMH en valorisation boursière. Une prouesse qui n’a rien d’un hasard.
Dans un secteur en constante évolution, où la quête de talents est aussi stratégique que la création elle-même, LVMH poursuit sa mission de transmission en rouvrant les inscriptions à son programme de formation en ligne : le Certificat INSIDE LVMH.
Il aura fallu du temps pour que les grands noms du luxe prennent la mesure de l’enjeu. Longtemps reléguée au second plan des préoccupations environnementales, la question de l’eau s’impose désormais comme un levier clé de la transformation du secteur. Kering le reconnaît : l’heure n’est plus simplement à la réduction des impacts, mais à une logique de régénération active.






