À la Galerie Romero Paprocki, l’exposition « Operire #10 » métamorphose la peinture en architecture mouvante. Il y a, dès l’entrée, cette impression délicieuse d’être en dehors du monde, ou plutôt en dedans — dans un monde réfracté, traversé de lueurs et de silences. Sous l’impulsion de l’artiste Justin Weiler, la Galerie Romero Paprocki se fait matrice. Un espace qui ne s’observe pas, mais se traverse. Mieux encore : qui nous traverse.
Le marché mondial de l’art a connu en 2024 une dynamique contrastée : si le nombre de transactions a progressé, la valeur totale des ventes a reculé de 12 %. C’est ce que révèle le dernier rapport d’Art Basel et UBS, publié par Arts Economics. Après la reprise post-pandémie observée jusqu’en 2022, le secteur accuse une deuxième année consécutive de repli.
Du 3 avril au 31 mai 2025, la galerie Mariane Ibrahim à Paris rend un hommage vibrant à Lorraine O’Grady, figure pionnière et indomptable de l’art conceptuel américain. Première exposition posthume depuis la disparition de l’artiste en décembre dernier, cette présentation réunit plus de quarante ans de création – une plongée dense, frontale et nécessaire dans une œuvre qui a toujours préféré la subversion à la séduction, la complexité au consensus.
Du 7 au 18 avril 2025, la maison Phillips transforme son espace parisien en véritable écrin dédié à David Hockney, figure emblématique de l’art contemporain. Une exposition exceptionnelle y rassemble une sélection d’œuvres emblématiques issues de la quatrième vente aux enchères annuelle consacrée à l’artiste, prévue en septembre, mais aussi des pièces disponibles en vente privée et des prêts provenant de collections privées prestigieuses.
Artiste, sculptrice et exploratrice spirituelle, Chloé Valorso façonne un monde où les bijoux sont des talismans, les pierres des récits, et les objets du quotidien des fragments d’âme. Rencontre au coeur de son atelier parisien, où matière et magie ne font qu’un.
Du 22 février au 29 mars 2025, la Richard Heller Gallery de Los Angeles accueille l’artiste française Laure Mary pour une exposition poignante intitulée « It All Begins When It Ends ». À travers une série de peintures oniriques et troublantes, l’artiste livre une œuvre profondément personnelle, née de son combat contre les violences domestiques. Un témoignage pictural d’une rare intensité, où la résilience et la transformation s’entrelacent dans un monde à la frontière du rêve et de la mémoire traumatique.






