Huit mois après une première version en platine et diamants, Tiffany & Co. dévoile la Tiffany Timer Titane & Platine, un chronographe limité à 100 exemplaires qui troque l'exubérance joaillière pour un mouvement Zenith El Primero et un boîtier bi-matière plus sportif.
Sotheby's sort de l'ombre la seule Cartier Cheich jamais coulée en or blanc, cinquième et dernier exemplaire d'une série mythique née du Paris-Dakar. Commandée en secret en 2010 par le collectionneur italien Giorgio Seragnoli, la pièce rejoint la vente Important Watches de Hong Kong les 18 et 19 septembre 2026, trois ans après avoir refait surface auprès d'un négociant spécialisé.
Il y a la rareté qui se mesure en zéros, et celle qui se mesure en années d'absence du catalogue. Entre les deux, ce classement retient dix montres pour femme dont le point commun n'est pas le prix mais l'impossibilité, pour la quasi-totalité d'entre elles, d'en acquérir un exemplaire aujourd'hui : pièces uniques, tirages numérotés à moins de vingt exemplaires, ou modèles historiques dont il ne subsiste que de rares survivants documentés.
Il faut commencer par le prix, parce que 2026 l'a rendu impossible à contourner. Le 21 mai, Cartier a relevé ses tarifs pour la deuxième fois en dix-huit mois. La hausse a été très inégale : environ 2,5 à 4 % sur l'acier, mais jusqu'à 12,8 % sur certaines pièces en or, une Panthère moyen modèle en or jaune grand pavé est passée de 58 500 à 66 000 euros. La Baignoire a été la ligne la plus touchée, avec 7,4 % en moyenne et des pointes à 10,7 %. La joaillerie et la maroquinerie, elles, n'ont pas bougé.
Le 9 novembre 2025, chez Sotheby's à Genève, une Oyster en or a été adjugée 1,7 million de dollars. Elle avait appartenu à Mercedes Gleitze, la nageuse qui l'avait portée autour du cou en octobre 1927 lors de sa tentative de traversée de la Manche. Elle n'a pas atteint la côte française ce jour-là ; la montre, elle, est sortie de l'eau intacte, et Rolex en a fait une pleine page en une du Daily Mail. La première campagne mondiale de la marque reposait sur le poignet d'une femme.
Cinq mille euros. Sur le marché masculin, le seuil est devenu une frontière frustrante : il ouvre la porte aux belles Tudor et aux Longines de caractère, mais il tient les Rolex à distance et ne laisse entrevoir la haute horlogerie que de très loin. Côté féminin, la donne est différente et nettement plus favorable.






