Les zigzags resteront. C'est ce que le directeur général Livio Proli a affirmé après l'annonce du départ de la famille Missoni du capital de la maison italienne de maille de luxe. "Les zigzags resteront, c'est notre monogramme et c'est qui nous sommes", a-t-il dit. "Mais ce ne peut pas être la seule chose. Nous devons aussi évoluer." Cette déclaration, formulée avec la précision d'un homme qui sait exactement ce qu'il défend, dit tout de la tension qui traverse cette transition historique : préserver l'identité d'une maison fondée en 1953 par Ottavio et Rosita Missoni tout en lui donnant les moyens de survivre dans un marché mondial qui a radicalement changé.
Dans l’histoire des grandes maisons italiennes, certaines signatures semblent indissociables de la famille qui leur a donné naissance. Missoni en fait partie. Pourtant, après plus de sept décennies sous contrôle familial, la maison lombarde entame aujourd’hui une nouvelle étape de son histoire. Le fonds d’investissement italien Fondo Strategico Italiano (FSI) devient l’actionnaire majoritaire avec 75 % du capital, tandis que l’investisseur allemand Katjes Quiet Luxury en détient désormais 25 %. Une transition stratégique qui marque la fin d’une ère, tout en affirmant une volonté claire : inscrire Missoni dans une nouvelle dynamique de croissance, sans renier ses racines.
C’était le retour tant attendus, la Fashion Week de Milan, qui après deux ans sans signe de vie était au rendez-vous cette saison.

