Monili, entre héritage et innovation
Baptisée Monili — un mot qui résonne comme une promesse de délicatesse — cette collection puise dans la mémoire des archives Pomellato, et plus précisément dans des dessins remontant à 1984. Mais ce clin d’œil au passé n’empêche en rien l’audace du présent : les créations s’imprègnent de la tradition maroquinière de Gucci pour dessiner une nouvelle grammaire du luxe, sculpturale et fluide.

Là, un bracelet aux lignes tendues, où l’or blanc s’efface presque au profit d’un cuir noir cousu avec une finesse extrême. Ici, une minaudière qui tient autant du bijou que de l’objet d’art, sertie d’un fermoir invisible et rehaussée d’une dragonne à gros maillons, comme un écho au langage de la haute couture. Partout, le geste est sûr, maîtrisé, ultra-contemporain.

Un luxe confidentiel, destiné aux initiés
Pensée pour une clientèle très exclusive, cette capsule témoigne d’une volonté stratégique : repositionner le luxe non plus seulement dans l’ostentation, mais dans la rareté, la matière, l’émotion. En unissant maroquinerie et joaillerie dans un même souffle, Gucci et Pomellato affirment une vision du luxe total, intégré, qui parle autant au toucher qu’au regard.
C’est aussi, pour Kering, une démonstration de force tranquille à l’heure où le marché appelle à plus de discernement. Par cette alliance entre codes esthétiques et héritages complémentaires, Monili incarne ce que le luxe sait offrir de plus précieux : le sentiment d’assister à la naissance d’un futur classique.



