Pour sa 28e édition, le PAD Paris confirme ce qui fait son génie propre : réunir sous les tentes des Tuileries l'histoire et le présent du design dans un dialogue où chaque pièce exige qu'on s'arrête, qu'on regarde, qu'on désire. Nous y avons sélectionné nos coups de cœur, ces galeries qui, chacune à sa manière, racontent quelque chose d'essentiel sur l'art de vivre et de collectionner.
Certaines adresses s’imposent comme des signatures. Avec l’inauguration de son spa signé Liaigre à la fin de l’année 2025, l'Hôtel Costes franchit une nouvelle étape, transformant l’art de recevoir en une expérience profondément sensorielle, où le luxe se vit désormais dans le silence, la matière et la lumière.
Derrière une façade discrète des rues parisiennes se cache parfois une histoire inattendue. Celle-ci appartient à un ancien hôtel particulier qui fut, dit-on, la garçonnière de Napoléon III, offerte autrefois à l’une de ses maîtresses. Un fragment d’histoire impériale dissimulé dans la ville, dont subsistent encore quelques traces : des volumes nobles, des moulures délicates, une lumière qui glisse le long d’une enfilade de fenêtres ouvertes sur un jardin silencieux.
À Milan, certaines adresses ne se dévoilent jamais tout à fait. Elles se devinent, se ressentent, se murmurent derrière des façades patinées par le temps. C’est dans l’un de ces immeubles du début du XXᵉ siècle, à quelques pas du cœur historique, qu’un couple hollywoodien a choisi d’ancrer un nouveau chapitre de sa vie : un pied-à-terre pensé non comme une vitrine, mais comme un refuge.
À quelques pas de la place des Vosges, dans le silence feutré d’une cour ancienne, un appartement du Marais réapprend à respirer. Niché au troisième étage d’un immeuble médiéval en pan de bois, il porte en lui les strates du temps, celles que l’architecte et directeur artistique Jérémy Chaillou a choisi de ne jamais effacer, mais d’orchestrer. Ici, l’histoire n’est pas un décor figé : elle devient matière première, point d’ancrage d’une écriture contemporaine assumée.
Il y a des villes qui se visitent. Venise, elle, se traverse comme un songe et parfois, elle consent à se laisser habiter. Au piano nobile du palais Contarini delle Figure, posé à l’angle du rio di San Trovaso, Luca Bombassei a installé sa vie dans plus de 600 m² baignés par une lumière mouvante, presque aquatique. Architecte et collectionneur, il y orchestre une coexistence vertigineuse : celle des siècles et des gestes, des sols signés par des mains du XVIe siècle et des œuvres qui, elles, parlent le langage d’aujourd’hui. Ici, rien n’a l’air “mis en scène” et pourtant tout est composition. Comme si le lieu avait appris à respirer entre les époques, sans jamais se figer.





