L’objectif affiché par la société Qatari est de permettre à la marque d’accélérer son développement et son ouverture à l’international, domaine où la griffe pêche un peu. Pour ce faire, la société d’investissement n’hésiterait pas à offrir 485 millions d’euros afin d’obtenir 100% du capital, détenu pour l’heure à 70% par les héritières de l’ancien PDG Alain Hivelin mort en décembre 2014, et à 30% par la direction.
La maison Balmain, créée en 1945 par le couturier Pierre Balmain, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 120 millions d’euros, se voit ainsi « valorisée pas moins de 15 fois son ebitda » (ndlr : excédent brut d’exploitation, qui mesure la rentabilité) , écrit le journal. L’arrivée, en 2006, de Pierre Decarnin, un ancien styliste de Paco Rabanne, avait relancé la maison de couture, séduisant les stars, de Marion Cotillard à Gwyneth Paltrow. Depuis 2011, la maison connaît un nouvel élan sous l’impulsion de son jeune directeur artistique Olivier Rousteing qui mise beaucoup sur la communication via les réseaux sociaux.
C’est donc un véritable investissement que réalise cette société qatarienne, d’autant plus que plusieurs investisseurs étaient sur les rangs, dont le fonds français L Capital, des anglo-saxons à l’instar de Permira, ou asiatiques, tel que le hong-kongais Li ka-Shing, selon le journal.


