Steinway Tower : Le penthouse le plus cher de New York en vente à 110 millions de dollars

Affiché à 110 millions de dollars, il s’agit actuellement du bien le plus cher sur le marché résidentiel new-yorkais. Plus qu’un appartement, c’est une expérience verticale : près de 11 500 pieds carrés, cinq chambres, six salles de bains, et un souffle architectural signé Studio Sofield, maître en matière de théâtralité discrète et d’opulence mesurée.

© David Sundberg

L’intérieur s’organise comme une scène en quatre actes : un niveau de réception aux volumes vertigineux, où un grand salon de 15 mètres de long dialogue avec Manhattan à travers des baies vitrées du sol au plafond. À l’étage supérieur, des suites pour convives prolongent l’expérience. Encore plus haut, la chambre principale — ou plutôt, un étage entier dédié à l’intimité : deux dressings surdimensionnés, deux salles de bains revêtues d’onyx noir et doré, et des vues panoramiques qui balaient plusieurs États à l’horizon. Tout au sommet, la « Crown Suite » déploie ses attributs hédonistes : salon-bar, salle de projection, cuisine de service, et une terrasse suspendue entre ciel et verre.

Un ascenseur privé relie chaque niveau, flanqué d’un escalier en spirale aux allures de sculpture. À l’extérieur, 600 pieds carrés de terrasses ponctuent cette ascension sensorielle, parfaites pour un coucher de soleil au champagne.

© Hayes Davidson

Mais l’adresse ne se contente pas de dominer la ville. Elle est elle-même une déclaration. Conçue par SHoP Architects, la tour est un hommage à l’élégance art déco new-yorkaise, habillée de terre cuite plissée et de bronze bruni. Elle surgit là où se tenait jadis le showroom historique de Steinway & Sons, perpétuant, à sa manière, une certaine idée de la virtuosité.

© Hayes Davidson

À l’intérieur, le luxe prend des airs de collection muséale : marbre, acier patiné, pierres calcaires, velours profonds et, parfois, un Picasso ou un Matisse au détour d’un couloir. Les espaces communs offrent tout ce que le luxe contemporain exige : un accès réservé par porte-cochère privée, une salle à manger pour dîners sur-mesure, une piscine intérieure de 25 mètres, un spa, une salle de sport dernier cri, un simulateur de golf et même un terrain de padel.

© Hayes Davidson

Cette résidence n’est pas seulement un objet de convoitise : c’est le manifeste de l’ultra-urbanité, une réponse sculpturale à la question : « jusqu’où peut-on élever le raffinement ? »