11. Une œuvre d’art contemporain
Quand un artiste part, ses œuvres ne changent jamais. Mais leur valeur fait un bond. Et le collectionneur qui a eu la prévoyance (ou simplement la chance) de posséder ses créations devient soudainement gardien d’un héritage. Un Basquiat. Un Pollock. Un Hirst des années 1990. Ces noms ne sont jamais prononcés légèrement.
Ce que le collectionneur achète, c’est l’immortalité par procuration. Il sait que son acquisition survivra. Que dans cinquante ans, l’œuvre vaudra plus. Que sa vision – son goût – a été validée par l’histoire. C’est une forme de vanité transfigurée en vertu.



