Rolex, Patek Philippe, Richard Mille : à Genève, les vols de montres de luxe repartent à la hausse depuis janvier 2026. La police cantonale confirme la tendance et détaille son mode opératoire. La Côte d'Azur affronte, elle, une version différente du même mal.
Rolex mettra en vente le 28 septembre, chez Phillips à Londres, quatre exemplaires uniques de la Cosmograph Daytona, baptisés « Four Seasons », au profit de deux causes portées par ses ambassadeurs Roger Federer et Leonardo DiCaprio.
Entre le premier palier de l'horlogerie accessible et le territoire des pièces uniques à plus d'un million d'euros s'étend un segment moins connu : celui où les plus grandes manufactures logent encore leurs complications les plus abouties à des tarifs de catalogue plutôt que de salle des ventes. De Cartier à Jaeger-LeCoultre, notre sélection réunit dix montres de luxe à moins de 400 000 euros, prix vérifiés directement auprès des maisons et convertis en euros au taux du jour.
Il existe peu d'objets manufacturés dont la légende ait autant dépassé l'intention initiale. En 1963, quand Rolex lance ce qu'elle appelle alors l'Oyster Cosmograph, personne à Genève n'imagine qu'un exemplaire de cette montre se vendra un jour plus de dix sept millions de dollars. Le nom « Daytona » viendra un peu après, emprunté au circuit de Daytona Beach, en Floride, où Rolex assure le chronométrage officiel depuis le tout début des années 1960. Les sources elles mêmes hésitent entre 1961 et 1962 pour dater précisément ce rôle de chronométreur, un détail mineur au regard de ce qui allait suivre.
Sous les 3 000 euros, la Rolex authentique existe toujours, mais elle change de visage. Exit les automatiques certifiées chronomètre et les écrins complets, place aux calibres manuels historiques, le plus souvent vendus seuls, sans boîte ni papiers d'origine. Voici cinq références vintage qui permettent de porter la couronne à ce budget, à condition d'accepter les compromis qui vont avec.
Une enquête publiée le 19 août par Wired met en cause la fiabilité de l'authentification en réseau agréé. Ses auteurs, Jeremy White, senior innovation editor du titre, et Alistair Charlton, co-signataire d'un reportage qui porte en réalité sur trois contrefaçons distinctes, ont acheté en ligne, pour 500 dollars, une fausse Rolex Oyster Perpetual à cadran « Celebration ». Le volet le plus commenté de leur enquête concerne ce qui s'est passé ensuite : la montre a été confiée à la boutique Rolex de Bond Street, exploitée par Watches of Switzerland Group, pour une simple mise à longueur de bracelet. Les techniciens ne l'ont, à aucun moment, identifiée comme une contrefaçon.

